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Panier

Ribes nigrum L.

Synonymes : Groseillier noir, Cassissier.

Noms anglais : Black gooseberry, Black currant.

Famille : Grossulariaceae

Parties utilisées : feuilles, bougeons, fruits.

L’origine du mot viendrait du danois ribs désignant le nom de ces végétaux et du latin niger, noir (couleur des fruits). Le mot « Cassis » vient du mot poitevin dérivant du latin casse signifiant « fausse cannelle » et dont la gousse contient une pulpe laxative. D’ailleurs en 1707, la plante est nommée Cassetier des poitevins par le médecin naturaliste Buchoz, en rappel de l’usage laxatif que l’on faisait alors de cette plante. En fait, le terme cassis n’apparaît qu’au XVIIIe siècle car, jusque-là, il était nommé poyvrier, en raison probablement de la couleur noire de ses baies et de l’odeur forte de la plante.

Description

Le cassissier est un sous-abrisseau de 1 m à 1,50 m, non épineux, parsemé sur les feuilles en dessous, sur les bourgeons et sur les fruits de glandes jaunes odorantes. Il possède des feuilles palmatilobées, à 3-5 lobes triangulaires, dentées, pubescentes sur la face inférieure. La feuille est composée de pétioles vert jaunâtre à vert grisâtre, de limbe fragile à 3-5 lobes triangulaires à bord dentés.

Origine

Le Cassis se trouve en France du Nord-Est, en Europe centrale et boréale, en Arménie, en Sibérie et en Transbaïkalie. Il est spontané et très cultivé. Le Cassis provient spécifiquement de Hongrie, de Pologne et de Roumanie.

Feuilles de Cassis

Propriétés issues de la tradition

Depuis le XVIIe siècle, cet arbuste est cultivé et est rarement trouvé à l’état sauvage. L’abbé Bailly de Montaren, un ancien professeur de la Sorbonne, décrit le cassis au XVIIIe siècle comme « l’arbuste des 1000 vertus ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, la consommation de cassis était recommandée par le gouvernement britannique en raison de sa teneur en vitamine C. L’on distribua gratuitement aux enfants du sirop de cassis.

Propriétés cliniques

Activité anti-inflammatoire et anti-dégénérative cartilagineuse (feuilles, bourgeons)

Sphère hormonale (bourgeons) : activité glucocorticoïde, action immunitaire.

Sphère rénale (feuilles, bourgeons) : diurétique, propriétés anti-lithiasiques.

Sphère vasculaire : propriétés hypotensives et anti-hypertensives (feuilles, bourgeons), protection de la paroi capillaire (fruits, feuilles, bourgeons), augmentation du flux sanguin périphérique (fruits, feuilles), prévention vis-à-vis des maladies cardiovasculaires (fruits, feuilles).

Sphère immunitaire : propriétés anti-allergiques (feuilles, bourgeons), propriétés anti-infectieuses (feuilles, bourgeons), rôle dans la prévention du cancer, effet chimio-protecteur (bourgeons).

Autres propriétés : amélioration de la microcirculation conjonctivale et de la fatigue visuelle (baies), propriétés astringentes et anti-diarrhéiques, effet sur la glycémie.

Indications médicales retenues

Inflammation articulaire : rhumatisme, arthrose, tendinite ;

Inflammation ORL et pneumologie : rhinite allergique, asthme, bronchite ;

Hypertension artérielle et pathologie vasculaire : début d’artérite ;

Trouble visuel : asthénie visuelle, glaucome ;

Traitement des viroses : en particulier grippe, herpès ;

Adjuvant à l’élimination urinaire, en particulier de l’acide urique.

Précautions d’emploi

Pour les interactions médicamenteuses, le médecin sera attentif lors de la prise concomitante de diurétiques et d’énurésies (enfant ou adulte). Les patients ayant des œdèmes d’origine cardiaque et rénale sont contre-indiqués.

Par précaution, ne pas dépasser les doses recommandées sauf avis médical.

Sources : J-C.Lapraz, A.Carillon, Plantes médicinales, 2017 ; P.Goetz, F.Hadji-Minaglou, Conseil en phytothérapie, Guide à l’usage du prescripteur, 2019 ; M.Dubray, Guide des contre-indications des principales plantes médicinales, 2018.